JulesRenard et Anton Tchekhov tĂ©moignent ici de la primordialitĂ© de s’intĂ©resser au chemin qui mĂšne au bonheur, et pas seulement Ă  la finalitĂ©. Etre heureux c’est finalement rechercher Ă  l’ĂȘtre, toujours s’éblouir, s’enchanter devant ces nouveaux rĂȘves, ces nouveaux dĂ©sirs, ces nouveaux buts, et non pas attendre leur consĂ©cration, en vain. Quoide neuf ? Rechercher. Rechercher. Rechercher par titre uniquement. Par: Rechercher Recherche avancĂ©e Nouveaux messages Philo : DĂ©pend-il de nous d'ĂȘtre heureux ? Auteur de la discussion P-C95; Date de dĂ©but 17 Juin 2010; P Deanonyme. Oui on peut dĂ©cider d'ĂȘtre heureux. Il y a pour cela mille et une façon d'y parvenir. Il n'est pas nĂ©cessaire d'avoir de l'argent pour cela. On entend souvent que l'on est Ledocument : "DĂ©pend-il de nous d ĂȘtre heureux ?" compte 993 mots. Pour le tĂ©lĂ©charger en entier, envoyez-nous l’un de vos travaux scolaires grĂące Ă  notre systĂšme gratuit d’échange de ressources numĂ©riques ou achetez-le pour la somme symbolique d’un euro. Lheure est venue d'ĂȘtre heureux. 4 minutes. Il est toujours temps de dĂ©cider que nous voulons commencer Ă  ĂȘtre heureux, sans autre motivation qu’un “et pourquoi pas ?”. De fait, l’instant prĂ©sent est le meilleur moment pour faire nos bagages et hisser les voiles en direction de tous les objectifs que nous nous sommes fixĂ©s. Vay Tiền Nhanh Chỉ Cáș§n Cmnd. 403 ERROR The Amazon CloudFront distribution is configured to block access from your country. We can't connect to the server for this app or website at this time. There might be too much traffic or a configuration error. Try again later, or contact the app or website owner. If you provide content to customers through CloudFront, you can find steps to troubleshoot and help prevent this error by reviewing the CloudFront documentation. Generated by cloudfront CloudFront Request ID WYrVsNnHpA3-5T6lALum4EuYRnXfrNRYkHtcbafozzjDY95LUeH1xw== Marketplace Plan dĂ©taillĂ© Français Document Ă©lectronique LycĂ©e A obtenu la note de 15/20 3 pages Description Bonjour, il s'agit du plan dĂ©taillĂ© qui contient Ă©galement l'introduction et la conclusion de la dissertation de philosophie en classe de terminale avec pour sujet DĂ©pend-il de nous d'ĂȘtre heureux ?La note obtenue fut de 15/20. Extrait Dissertation PhilosophieSUJET DĂ©pend-il de nous d’ĂȘtre heureux ?INTROLe bonheur est le but final de toute existence. À travers notre vie amoureuse et familiale, ou encore professionnelle, c'est finalement toujours le bonheur que nous recherchons au final. Être heureux peut se traduire par l’idĂ©e de bonheur. L’Homme dĂ©finit alors ce dernier par satisfaire des besoins, l’affirmation des dĂ©sirs, la fin du rĂȘve, d’oĂč l’expression ĂȘtre au comble du bonheur ». Pour l’Homme, ĂȘtre heureux n’est... Ce document ne correspond pas exactement Ă  ce que vous recherchez ? Commandez votre document redigĂ© sur mesure depuis notre service Commander un document Commander un document ou bien via la recherche par mots-clĂ©s Ces documents pourraient vous intĂ©resser Selon Pascal, le bonheur est le motif de toutes les actions des hommes, jusqu’à ceux qui vont se pendre ». On n’imagine pas, en effet, qu’un ĂȘtre humain puisse accomplir quoi que ce soit sans en attendre une amĂ©lioration de sa situation, de son Ă©tat, de sa vie. Aussi diffĂ©rents que soient nos moyens pour y parvenir, c’est donc le bonheur que nous visons. Cette unanimitĂ© qui prĂ©vaut concernant nos motivations va Ă©trangement de pair avec l’indĂ©termination de leur objet commun, car nous sommes bien en peine de dĂ©finir le bonheur. Il est selon Kant un idĂ©al, non de la raison, mais de l’imagination fondĂ© uniquement sur des principes empiriques. » Aucune loi ne peut donc se constituer sur une base aussi alĂ©atoire et contingente. Il n’existe pas de mĂ©thode ni de mode d’emploi pour ĂȘtre heureux. Faut-il en conclure, comme le suggĂšre l’étymologie, qu’il arrive sans prĂ©venir, de façon aussi imprĂ©visible qu’impromptue bon-heur bonne fortune, chance, fatalitĂ© heureuse ? Il est vrai que le bonheur se distingue du plaisir. Il n’existe pas dans notre cerveau une configuration systĂ©matique et fonctionnelle qui serait Ă  mĂȘme, comme c’est le cas pour le systĂšme de rĂ©compense, de nous garantir le bonheur moyennant certaines actions ou substances. Nous ne sommes donc pas physiquement faits pour ĂȘtre heureux. Mais prĂ©cisĂ©ment nous pouvons peut-ĂȘtre en dĂ©duire qu’il ne dĂ©pend dĂšs lors que de nous » de l’ĂȘtre puisque rien de notre constitution, de notre Ă©tat naturel donnĂ© » ne nous prĂ©dispose Ă  l’ĂȘtre ou Ă  ne pas l’ĂȘtre, comme si la recherche du bonheur pointait vers une partie de nous qui ne tiendrait ni de cet idĂ©al de la raison susceptible de dĂ©finir des notions universelles comme la vĂ©ritĂ© ou la libertĂ© le je transcendantal chez Kant, ni de notre existence physique, de cette condition donnĂ©e qu’est notre corps. Se pourrait-il que le bonheur soit comme l’occasion qui nous est donnĂ©e de circonscrire en nous ce qui ne tiendrait prĂ©cisĂ©ment que de nous et se dĂ©tacherait ainsi radicalement de l’influence des autres et des circonstances, comme si le bonheur ne dĂ©pendait que de notre aptitude Ă  nous connaĂźtre nous-mĂȘmes. Est-il envisageable que cette double caractĂ©ristique du bonheur qui le rend tout Ă  la fois incontournable et indĂ©finissable porte en elle, comme en Ă©cho, la nature trouble de notre existence la plus singuliĂšre puisque de fait je sais bien que je suis sans savoir pour autant qui je suis ? La recherche du bonheur est-elle indissociable de la connaissance de soi ? Se pourrait-il qu’il n’existe pas d’autre bonheur que celui de se connaĂźtre soi-mĂȘme et qu’on ne puisse consĂ©quemment ĂȘtre heureux qu’en y mettant du sien »? Analyse du sujet S’il ne dĂ©pendait que de nous d’ĂȘtre heureux, comment expliquer que la plupart des hommes ne jouissent pas du bonheur? Parce que cela supposerait un travail sur soi », une ascĂšse peut-ĂȘtre ou, pour le moins, un calcul des dĂ©sirs Epicure. Il est moins question ici de savoir si l’on peut ĂȘtre heureux ou pas que de s’interroger sur la nature du bonheur. Quelle est exactement sa texture, sa matiĂšre ? De quoi est-il fait ? Est-elle Ă©vĂšnementielle ou circonstancielle comme tend Ă  nous le faire croire telle ou telle publicitĂ© d’une agence de voyage qui nous recommande un voyage aux Seychelles je suis heureux si j’ai de quoi payer ? Ne serait-elle pas plutĂŽt tissĂ©e » dans le pli d’une certaine disposition de mon ĂȘtre auquel j’aurai ƓuvrĂ© en vue de me rendre heureux indĂ©pendamment de la chance ou des coups du sort de la vie ? Peu de films sont allĂ©s aussi loin dans l’exploration de cette voie que celui de Roberto Benigni La vie est belle ». On y voit un pĂšre convaincre son fils internĂ© comme lui dans un camp de concentration que tout ceci n’est qu’un jeu. Le bonheur est alors exclusivement une affaire d’interprĂ©tation. Aucun Ă©vĂ©nement ne serait en lui-mĂȘme bon » ou tragique ». Il nous reviendrait constamment de dissocier dans notre vie, ce qui nous arrive » de la disposition d’esprit et de corps avec laquelle nous l’accueillons, nous la faisons notre, et toute la question est de savoir si cette disposition ne dĂ©finirait pas exactement ce que nous sommes, la qualitĂ© de prĂ©sence aux Ă©vĂšnements dans laquelle nous consistons. Ne serions nous pas simplement mais aussi entiĂšrement cela » cette façon d’accueillir les choses, de les vivre, comme une sorte d’ interface » qui manifesterait toujours l’efficience d’une marge d’autodĂ©termination Ă  l’égard des faits. Nous serions alors ce que nous pouvons » face aux alĂ©as de circonstances auxquels nous ne pouvons rien. Dans la tĂ©nuitĂ© mĂȘme de cette infime marge de manƓuvre oĂč se dessine comme le fin tracĂ© de ces estampes japonaises, nous existerions » parce qu’à la fois rien n’est plus nĂ©cessaire ici que de faire face » Ă  ce qui arrive et rien n’est plus contingent que ce qui arrive. Etre » dĂ©signerait alors ce mixte de nĂ©cessitĂ© et de contingence oĂč quelque chose se dit de notre radicale insignifiance nous aurions pu ne pas exister et de notre irrĂ©vocable ancrage Ă  la vie mais prĂ©cisĂ©ment nous existons. Dans cette perspective, ĂȘtre heureux est absolument indissociable de l’acte qui consiste Ă  se connaĂźtre soi-mĂȘme. Il n’y aurait rien Ă  faire pour ĂȘtre heureux, mais seulement Ă  ĂȘtre » pour se faire heureux. Ne pas ĂȘtre juste », mais juste ĂȘtre ». 1 Le bonheur et la conscience GenĂšse – Merleau-Ponty – Pascal a La conscience du malheur ou l’inconscience d’ĂȘtre heureux ? Il est possible de lire l’épisode du fruit dĂ©fendu comme un choix ou un test auquel l’Eternel soumet ses crĂ©atures prĂ©fĂ©rez-vous rester avec moi et goĂ»ter les fruits de l’arbre de vie qui donne l’immortalitĂ© mais sans jamais toucher au fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal qui rend conscient ou bien choisissez-vous de rĂ©aliser votre condition dans tous les sens du terme en devenant conscient de ce qui dĂ©s lors et simultanĂ©ment deviendra une vie mortelle, dĂ©prĂ©ciĂ©e par la dĂ©chĂ©ance, condamnĂ©e au labeur ? Nous aurions tort de penser que la rĂ©ponse d ’Adam et Eve est la plus mauvaise car aprĂšs tout, qu’avons-nous Ă  faire d’un bonheur dont nous ne pouvons pas jouir puisque nous ne le rĂ©alisons pas ? Qu’est-ce qui est heureux en moi si la conscience de soi la conscience d’ĂȘtre moi, donc n’est pas Ă©veillĂ©e ? En 1974, le philosophe amĂ©ricain Robert Nozick Ă©voque une expĂ©rience que l’on pourrait, toute proportion gardĂ©e, rapprocher de la GenĂšse. ReprĂ©sentons-nous une machine Ă  ĂȘtre heureux, une espĂšce de caisson dans lequel nous serions branchĂ©s Ă  des Ă©lectrodes qui nous enverraient les stimulations neuronales correspondant Ă  notre conception du bonheur. Nous pouvons compliquer un peu cette expĂ©rience en imaginant un groupe d’amis qui accepterait cette expĂ©rience en dĂ©finissant le bonheur comme la possibilitĂ© de vivre ensemble. Chacun d’eux vivrait ce bonheur dans la boĂźte mais sĂ©parĂ©ment, au grĂ© d’une modalitĂ© autosuggĂ©rĂ©e. Quelle serait toute Ă  la fois la pertinence d’une telle dĂ©marche et son absurditĂ© ? Elle part du principe qu’étant entendu qu’il est impossible que les Ă©vĂšnements rĂ©els nous rendent heureux, il vaut mieux se rĂ©fugier dans un mĂ©canisme qui ne me confronte qu’à des substituts d Ă©vĂšnements. Qu’importe puisque finalement je n’en vis que l’efficience neuronale, que l’impact nerveux. Au lieu d’Ɠuvrer pour me rendre heureux de n’importe quel Ă©vĂ©nement, je me retire du monde rĂ©el et m’illusionne moi-mĂȘme afin de croire que je suis heureux, persuadĂ© que je suis que le bonheur ne rĂ©side que dans un flux d’impressions parfaitement dissociable de la rĂ©alitĂ© de leur origine. Dans le cas des amis, on mesure bien l’absurditĂ© de la machine de Nozick et c’est d’ailleurs exactement cela qu’il voulait dĂ©montrer. Pourquoi se sĂ©parer pour vivre l’illusion d’ĂȘtre ensemble ? Quelque chose de cette expĂ©rience pousse Ă  son paroxysme la panique engendrĂ©e en nous par la certitude qu’il ne dĂ©pend pas de nous d’ĂȘtre heureux, et ce que l’on dĂ©truit dans cette expĂ©rience c’est prĂ©cisĂ©ment nous », Ă  savoir notre conscience. Cette reprĂ©sentation passive dans laquelle je ne serai qu’un organisme dotĂ© d’un systĂšme nerveux auquel on pourrait faire croire qu’il vit tout ce qu’il aurait envie de vivre, c’est exactement ce que je ne suis pas, parce que je consiste au contraire dans cette aptitude Ă  me faire Ă  ce que je ne veux pas, Ă  donner du sens Ă  ce qui ne semble pas en avoir de prime abord, c’est-Ă -dire Ă  ma conscience. Pas de bonheur sans conscience authentique et Ă©veillĂ©e d’ĂȘtre heureux. b Vie seconde Toute conscience est malheureuse car elle se sait vie seconde » dit Merleau-Ponty, dans une perspective qui semble contredire ce que nous venons de poser Ă  partir de la machine de Nozick. En effet, quoi que l’on fasse consciemment, nous nous rendons compte de ce que nous faisons, et sommes dĂ©s lors distants de notre acte. Avec la machine de Nozick, nous rĂ©alisions que notre inconscience nous mettait Ă  distance de la rĂ©alitĂ©, mais voilĂ  qu’il apparaĂźt qu’avec la conscience aussi, car de fait la conscience Ă©tablit entre moi et tout ce qui m’arrive, en y incluant mes sensations, le rapport acteur/spectateur je de l’énoncĂ© / je de l’énonciation – Lacan. Ce que je vis consciemment, je ne le vis pas totalement. Et pourtant c’est bel et bien prĂ©cisĂ©ment par cette distance que je lui donne du sens, ce dont Merleau-Ponty, en tant que philosophe de l’intentionnalitĂ© Husserl, est plus convaincu qu’aucun autre. Ma consistance de sujet », c’est ce qui se construit prĂ©cisĂ©ment dans cet ouvrage par lequel je donne sens Ă  ce que je vis en l’assumant. La rĂ©alisation de l’évĂ©nement que je vis par ma conscience n’est pas que distanciation, elle est aussi assomption, revendication et c’est exactement grĂące Ă  elle que je suis moins un vivant qu’un existant distinction entre le fait passif et brut de vivre et l’affirmation de l’exister. Il ne dĂ©pend que de moi d’ĂȘtre heureux si je suis assez conscient pour exister plus que de vivre. c L’espĂ©rance et le regret Pascal vs Bergson Mais cette distinction entre vivre et exister rĂ©siste-t-elle vraiment au dĂ©calage inhĂ©rent Ă  toute prise de conscience ? Le prĂ©sent n’est jamais notre fin, le passĂ© et le prĂ©sent sont nos moyens. Le seul avenir est notre fin. Ainsi nous ne vivons jamais mais nous espĂ©rons de vivre, et nous disposant toujours Ă  ĂȘtre heureux, il est inĂ©vitable que nous ne le soyons jamais. » Notre capacitĂ© Ă  penser nous permet de nous souvenir et de nous projeter dans le futur, de telle sorte que nous oscillons constamment entre le regret de ce que nous ne vivons plus et l’espĂ©rance Ă  l’égard de ce que nous ne vivons pas encore. Or cette disposition d’esprit nous rend incapables de jouir de la seule dimension que nous avons vraiment et qui est le prĂ©sent. L’homme ne se contente jamais du prĂ©sent alors qu’il n’a rien d’autre Ă  vivre. Pascal a raison sur ce point, mais il ne prend pas en compte le fait que la conscience nous ouvre Ă©galement les portes d’une autre façon de vivre le temps, modalitĂ© non successive mais continue. Nous pouvons rĂ©aliser le mouvement des Ă©vĂšnements qui nous arrive, ce que nous appelons leur cours » en faisant le lien avec le dynamisme de nos propres Ă©tats de conscience Bergson. DĂ©s lors ce qui m’arrive est mien », non pas parce que cela impacte ma personne comme une altĂ©ritĂ© mais au contraire parce que cela suit le mĂȘme flux et qu’il m’est impossible de devenir autrement et ailleurs qu’en suivant le mĂȘme courant que celui qui anime la propension des choses. » 2 Le bonheur et le dĂ©sir Schopenhauer- Les StoĂŻciens - Epicure a Le dĂ©sir des suppliciĂ©s Schopenhauer Nous venons de voir que notre conscience pouvait triompher des ennemis extĂ©rieurs, des alĂ©as des circonstances comme de la finitude de sa condition Ă  laquelle il ne peut rien mais qu’en est-il des ennemis intĂ©rieurs comme nos dĂ©sirs ? Bien qu’utilisant ici le terme de volontĂ©s, c’est bien Ă  nos dĂ©sirs que Schopenhauer fait rĂ©fĂ©rence dans ce texte "Tout vouloir procĂšde d'un besoin, c'est-Ă -dire d'une privation, c'est-Ă -dire d'une souffrance. La satisfaction y met fin ; mais pour un dĂ©sir qui est satisfait, dix au moins sont contrariĂ©s ; de plus le dĂ©sir est long et ses exigences tendent Ă  l'infini ; la satisfaction est courte et elle est parcimonieusement mesurĂ©e. Mais ce contentement suprĂȘme n'est lui-mĂȘme qu'apparent ; le dĂ©sir satisfait fait place aussitĂŽt Ă  un nouveau dĂ©sir ; le premier est une dĂ©ception reconnue, le second est une dĂ©ception non encore reconnue. La satisfaction d'aucun souhait ne peut procurer de contentement durable et inaltĂ©rable. C'est comme l'aumĂŽne qu'on jette Ă  un mendiant elle lui sauve aujourd'hui la vie pour prolonger sa misĂšre jusqu'Ă  demain. - Tant que notre conscience est remplie par notre volontĂ©, tant que nous sommes asservis Ă  la pulsion du dĂ©sir, aux espĂ©rances et aux craintes continuelles qu'il fait naĂźtre, tant que nous sommes sujets du vouloir, il n'y a pour nous ni bonheur durable, ni repos. Poursuivre ou fuir, craindre le malheur ou chercher la jouissance, c'est en rĂ©alitĂ© tout un ; l'inquiĂ©tude d'une volontĂ© toujours exigeante, sous quelque forme qu'elle se manifeste, emplit et trouble sans cesse la conscience ; or sans repos le vĂ©ritable bonheur est impossible. Ainsi le sujet du vouloir ressemble Ă  Ixion attachĂ© sur une roue qui ne cesse de tourner, aux DanaĂŻdes qui puisent toujours pour emplir leur tonneau, Ă  Tantale Ă©ternellement altĂ©rĂ©". Le monde comme volontĂ© et comme reprĂ©sentation1818 Nous ne cessons d’osciller perpĂ©tuellement entre la satisfaction provisoire du dernier dĂ©sir et l’insatisfaction nĂ©e de la perspective du prochain. Pour s’extraire de ce cycle ininterrompu de souffrances, il faut en nous faire taire la demande », ce qui revient Ă  une forme de nihilisme, de destruction de la moindre aspiration. Il existe en effet dans l’univers une force que Schopenhauer appelle le vouloir-vivre ». C’est cette force qui nous condamne Ă  dĂ©sirer sans cesse et Ă  errer ainsi continuellement de nos espoirs Ă  nos dĂ©sespoirs. Il n’y a pas d’autre moyen d’ĂȘtre heureux que de s’exclure de ce cycle en niant le vouloir-vivre. En quoi cela consiste-t-il ? A ĂȘtre spectateur et non plus acteur de la vie. L’art et la contemplation sont les deux seules possibilitĂ©s de jouir d’un bonheur trĂšs ataraxique plus que celui d’Epicure. Pour ne pas souffrir du manque, il convient de ne plus dĂ©sirer du tout et s’impliquer exclusivement dans des modalitĂ©s d’activitĂ© gratuites, dĂ©sintĂ©ressĂ©es, comme la musique, la mĂ©ditation, l’écriture ou encore ce qu’il appelle le sublime la disparition de l’individu devant l’omnipotence de la nature et devant la dimension Ă©crasante du temps » La solution proposĂ©e par Schopenhauer a donc quelque chose de radical pour ĂȘtre heureux, il n’est pas du tout question de s’efforcer de ne faire dĂ©pendre mon bonheur que de moi mais prĂ©cisĂ©ment de ne plus ĂȘtre moi, de ne plus avoir quoi que ce soit de moi Ă  opposer au monde ou Ă  la nature. Peut-ĂȘtre y-a-t-il ici l’expression d’une forme de non » au vouloir-vivre que Nietzsche, grand lecteur de Schopenhauer, saura transformer en oui » par l’Eternel retour. Il dĂ©pend de moi de ne plus avoir de moi et c’est ça ĂȘtre heureux, pour Schopenhauer b Changer ses dĂ©sirs Face aux dĂ©sirs, nous disposons de solutions moins radicales que celle de Schopenhauer, ce sont celles que nous proposent le StoĂŻcisme et l’Epicurisme qui aussi diffĂ©rentes soient-elles et elles le sont radicalement ont au moins ce point commun de nous dĂ©crire une forme de travail soit par l’ascĂšse EpictĂšte, Marc-AurĂšle soit par le calcul et la sĂ©lection Epicure. Le maĂźtre mot des StoĂŻciens est en effet de faire toujours la part dans quelque Ă©vĂ©nement que ce soit de ce qui y dĂ©pend de nous et ce qui n’en dĂ©pend pas. Il ne dĂ©pend pas de moi que ma femme soit morte si elle dĂ©cĂšde d’une maladie. Mais il dĂ©pend de moi de rĂ©agir bien ou mal Ă  cette mort. La rĂ©alisation rigoureuse de la libertĂ© dont je dispose face aux Ă©vĂšnements de la vie conditionne Ă©galement mon bonheur. Peu de philosophies prennent autant que le stoĂŻcisme l’étymologie du terme de bonheur au pied de la lettre ĂȘtre heureux c’est ĂȘtre dans l’heur » de l’évĂ©nement, c’est-Ă -dire au diapason de ce qui advient parce que je suis exactement ce que je peux » face aux Ă©vĂšnements c’est-Ă -dire purement et simplement cette boĂźte de rĂ©sonance humaine faisant preuve d’assez de sobriĂ©tĂ© et de sagesse pour prendre acte » de ce qui est, et au sens propre, s’y faire, c’est-Ă -dire s’y constituer. On pourrait croire qu’il y a un rapport avec Schopenhauer, mais c’est faux, car ce dernier prĂ©conise une forme d’annihilation pure et simple de ma volontĂ©, de ma personne, de mon ego, alors que les StoĂŻciens conseillent au contraire une affirmation de soi dans la claire dĂ©limitation des rĂŽles impartis Ă  chacun, Ă  la sagesse du sujet et Ă  l’inĂ©luctabilitĂ© des Ă©vĂšnements. c Le calcul des dĂ©sirs plaisir de n’avoir pas besoin du plaisir – Epicure PlutĂŽt que d’aimer ce qui m’arrive, indĂ©pendamment de la nature mĂȘme de ce qui m’arrive, Epicure nous dĂ©crit avec prĂ©cision la teneur du travail sur soi qu’il convient d’opĂ©rer pour se rendre heureux. C’est un travail tout Ă  la fois intĂ©rieur et guidĂ© par la sensation, dans lequel il convient de faire preuve de prudence. On ne peut pas dire qu’il s’agit d’une ascĂšse car c’est le plaisir qui prĂ©vaut mais par ce terme, Epicure dĂ©signe finalement le plaisir de n’avoir pas besoin d’autre plaisir que celui-lĂ  mĂȘme que j’éprouve en existant et en ne manquant de rien. Si je parviens Ă  ne satisfaire que les dĂ©sirs naturels et nĂ©cessaires ceux qui sont nĂ©cessaires Ă  la vie comme manger et boire, ceux qui sont nĂ©cessaires Ă  la tranquillitĂ© du corps comme le fait d’avoir un abri et un manteau, ceux qui sont nĂ©cessaires au bonheur comme la philosophie et l’amitiĂ©, je serai nĂ©cessairement heureux et je pourrai rivaliser d’indĂ©pendance avec les dieux. 3 Le bonheur et le temps Distinction EternitĂ© / ImmortalitĂ© Epicure, Rousseau a La distinction immortalitĂ© / EternitĂ© C’est Epicure qui nous invite Ă  distinguer le dĂ©sir d’immortalitĂ© qui est de nature quantitative, puisque il s’agit de vouloir constamment rajouter des instants aux instants vivre plus » avec le dĂ©sir d’éternitĂ© qui consiste plus simplement Ă  vivre un Ă©ternel prĂ©sent, Ă  s’éterniser dans le moment que nous vivons sans vouloir en sortir. Si en effet, j’ai opĂ©rĂ© la sĂ©lection des dĂ©sirs, je ne manque de rien non pas parce que j’aurai tout Ă  ma disposition mais parce que j’ai la sagesse de rĂ©aliser qu’il n’est rien que l’on puisse demander de plus Ă  la vie que de la vivre. On ne va pas s’éterniser » est le maĂźtre mot des gens pressĂ©s qui ont Ă  faire ». Avec Epicure on saisit que la rĂ©ponse heureuse Ă  formuler face Ă  cet impĂ©ratif est Si justement, on peut et on doit s’éterniser » parce qu’aucune tĂąche n’est plus sĂ©rieuse que celle d’exister - Je n’ai rien fait aujourd’hui. - N’avez-vous pas vĂ©cu, c’est non seulement la plus fondamentale, mais aussi la plus illustre de vos prĂ©occupations. » Montaigne b Juste exister Rousseau Mais s’il est un Ă©tat oĂč l’ñme trouve une assiette assez solide pour s’y reposer tout entiĂšre rassembler lĂ  tout son ĂȘtre, sans avoir besoin de rappeler le passĂ© ni d’enjamber sur l’avenir ; oĂč le temps ne soit rien pour elle, oĂč le prĂ©sent dure toujours sans nĂ©anmoins marquer sa durĂ©e et sans aucune trace de succession, sans aucun autre sentiment de privation ni de jouissance, de plaisir ni de peine, de dĂ©sir ni de crainte que celui seul de notre existence, et que ce sentiment seul puisse la remplir tout entiĂšre ; tant que cet Ă©tat dure celui qui s’y trouve peut s’appeler heureux, non d’un bonheur imparfait, pauvre et relatif tel que celui qu’on trouve dans les plaisirs de la vie, mais d’un bonheur suffisant, parfait et plein, qui ne laisse dans l’ñme aucun vide qu’elle sente le besoin de remplir. Tel est l’état oĂč je me suis trouvĂ© souvent Ă  l’üle de Saint-Pierre dans mes rĂȘveries solitaires, soit couchĂ© dans mon bateau que je laissais dĂ©river au grĂ© de l’eau, soit assis sur les rives du lac agitĂ©, soit ailleurs au bord d’une belle riviĂšre ou d’un ruisseau murmurant sur le gravier. » Conclusion Il dĂ©pend de nous d’ĂȘtre heureux Ă  condition d’avoir saisi la marge rigoureuse et exacte de manƓuvre par rapport aux Ă©vĂšnements dans laquelle consiste vraiment et exclusivement le fait d’ĂȘtre soi-mĂȘme. Lorsque le poĂšte Joe Bousquet, blessĂ© lors de la grande guerre affirme ma blessure me prĂ©existait, j’étais nĂ© pour l’incarner. » il nous invite Ă  envisager un type de relation trĂšs singuliĂšre Ă  l’égard de ce qui nous arrive. Il y a des faits qui se produisent et nous, humains ne consistons que dans l’assomption de ces faits, acte qui tient tout Ă  la fois de la revendication de l’intentionnalitĂ© et de l’incarnation du corps. Nous ne sommes pas des personnes auxquelles il arrive des choses » de l’extĂ©rieur, nous sommes bel et bien le mode d’existence et d’incarnation de ces choses. Etre heureux dans le monde, c’est donc concourir, participer, aussi faible que soit la teneur de cette participation Ă  ce que le monde soit, Ă  ce que les blessures puissent s’incarner dans des chairs humaines. Lorsque Zoran Music peint les cadavres des prisonniers Ă  Dachau, il cĂ©lĂšbre Ă  sa maniĂšre l’existence d’un monde qui est ce qu’il est, Ă  l’instant mĂȘme oĂč il est. Introduction dĂ©taillĂ©e Si l'on en croit les morales antiques, il est indispensable Faut-il signifie ici est-ce nĂ©cessaire au sens pragmatique d'ĂȘtre vertueux pour ĂȘtre heureux. Elles dĂ©finissent la sagesse comme la mĂ©thode de la vie bonne et heureuse. Qu'il s'agisse d'Epicure ou des stoĂŻciens, les uns et les autres affirment qu'il est possible de connaĂźtre, en cette vie, le bonheur des dieux. Ainsi, il suffit pour Epicure de s'affranchir, grĂące Ă  la rĂ©flexion philosophique, de la crainte de la mort, de se faire une idĂ©e adĂ©quate des dieux, de pratiquer la mĂ©triopathie et de comprendre qu'on peut supporter la douleur. Ce quadruple remĂšde suffit pour permettre au sage de jouir dans l'ataraxie et le plaisir pur d'exister, de la bĂ©atitude des dieux. Epicure ne dit pas que c'est facile mais il ne doute pas que c'est possible. Sa vie est l'exemple de ce qu'un homme peut. MĂȘme leçon chez les stoĂŻciens. Le secret du bonheur est dans la vertu, dĂ©finie comme accord du dĂ©sir et du rĂ©el, amor fati. Il est possible d'ĂȘtre libre dans l'esclavage et d'ĂȘtre heureux dans les pires malheurs. La solution est en soi, dans une certaine maniĂšre de se rendre supĂ©rieur Ă  l'adversitĂ©. Car rien ne peut avoir pouvoir sur soi, dĂšs lors qu'on a compris que le coefficient d'adversitĂ© des choses n'est pas dans les choses mais dans le dĂ©sir mettant aux prises avec elles. Rien d'extĂ©rieur Ă  la volontĂ© ne peut l'entraver ou la lĂ©ser si elle ne se fait pas obstacle Ă  elle-mĂȘme » enseigne EpictĂšte. Comme chez Spinoza, le bonheur n'est pas la rĂ©compense de la vertu, il est la vertu elle-mĂȘme. ThĂšse la vertu est la condition nĂ©cessaire et suffisante du bonheur Pourtant renversement dialectique on a de la peine Ă  croire qu'on puisse ĂȘtre heureux dans le taureau de Phalaris, et on n'est pas sĂ»r que le bonheur soit Ă  notre portĂ©e. Il ne dĂ©pend pas entiĂšrement de nous, ainsi que le suggĂšre l'Ă©tymologie et peut-ĂȘtre que rien n'est si contraire Ă  la nature humaine que la possibilitĂ© d'ĂȘtre heureux. Schopenhauer et Freud ne laissent sur ce point aucune illusion. Le bonheur n'est qu'un rĂȘve absolument irrĂ©alisable ; tout l'ordre de l'univers s'y oppose ; on serait tentĂ© de dire qu'il n'est point entrĂ© dans le plan de la CrĂ©ation » que l'homme soit heureux » Ă©crit Freud dans Malaise dans la civilisation. Bref, le principe de rĂ©alitĂ© est contre le principe du plaisir. Pire, si nous cessons de confondre les registres de la prudence et de la moralitĂ©, comme le demande Kant, il apparaĂźt que faire son devoir est une chose, ĂȘtre heureux en est une autre. La majestĂ© du devoir n'a rien Ă  faire avec la jouissance de la vie » affirme Kant. La moralitĂ© nous enseigne comment ĂȘtre digne d'ĂȘtre heureux mais ĂȘtre digne d'ĂȘtre heureux ne signifie pas qu'on le soit. Il faut pour cela ĂȘtre comblĂ© dans ses dĂ©sirs, ce qui, on en conviendra, n'est pas directement liĂ© Ă  la droiture morale d'un sujet. AntithĂšse Le bonheur n'est pas Ă  notre portĂ©e. La vertu est une chose, la jouissance de la vie une autre Alors DĂ©passement faut-il entiĂšrement dĂ©solidariser la vertu et le bonheur et se contenter de l'espĂ©rance d'un autre monde oĂč ils seront rĂ©conciliĂ©s ? Car notre idĂ©e du souverain bien est bien celle d'une union de la vertu et du bonheur. Mais comment penser leur rapport ? Certes les Anciens ont raison de dire que sans vertu on est condamnĂ© au malheur, ne serait-ce qu'en raison de certaines dispositions naturelles au malheur contre lesquelles il est possible de lutter. VoilĂ  pourquoi mĂȘme un philosophe aussi pessimiste que Schopenhauer Ă©crit une EudĂ©monologie et dĂ©finit quelques rĂšgles permettant d'ĂȘtre le moins malheureux possible. Au-delĂ  du paradoxe, Schopenhauer signifie, Ă  l'instar d'Epicure ou d'EpictĂšte que le bonheur dĂ©pend en partie de nous. Il est donc bien vrai que la vertu procure du bonheur. C'est mĂȘme le seul que les philosophes nous demandent de conquĂ©rir, parce qu'il n'y a que celui-lĂ  qui puisse ĂȘtre conquis. Mais nous aspirons sous le nom de bonheur Ă  autre chose qu'Ă  la satisfaction morale Descartes Cf. Lettre Ă  Elisabeth du Il suffit que notre conscience nous tĂ©moigne que nous n'avons jamais manquĂ© de rĂ©solution et de vertu pour exĂ©cuter toutes les choses que nous avons jugĂ©es ĂȘtre les meilleures et ainsi la vertu seule, est suffisante pour nous rendre heureux en cette vie », Ă  la sĂ©rĂ©nitĂ© l'ataraxie et l'apathie des Ă©picuriens et des stoĂŻciensou Ă  ĂȘtre le moins malheureux possible dĂ©finition schopenhauerienne du bonheur. Kant remarquait mĂȘme qu'il faut une grande perfection morale pour se contenter de ce bonheur lĂ . Car, perfection morale exceptĂ©e ; si nous sommes fidĂšles Ă  notre aspiration naturelle, nous appelons bonheur la totalitĂ© des satisfactions possibles » Kant Or, il s'en faut de beaucoup que la vertu soit, en ce sens, le sĂ©same du bonheur. Il faut que Dame Fortune soit un peu gĂ©nĂ©reuse santĂ©, minimum d'aisance matĂ©rielle, amour, pays prospĂšre et en paix. Ce qui invite Ă  conclure que la vertu est nĂ©cessaire au bonheur mais sans doute pas suffisante. Partager Marqueursbonheur, conseils, moralitĂ©, principe de plaisir, principe de rĂ©alitĂ©, prudence, sagesse, sĂ©rĂ©nitĂ©, vertu La presque totalitĂ© d’entre nous aspirons Ă  ĂȘtre heureux, dans les diffĂ©rentes sphĂšres de notre vie. Il n’y a qu’à voir tout ce que nous faisons, dĂ©pensons et achetons en espĂ©rant que cela nous procurera au moins une parcelle de bonheur. Souvent, nous attendons aprĂšs le bonheur. Nous serons heureux quand nous aurons rencontrĂ© l’homme ou la femme idĂ©ale, quand nos problĂšmes seront rĂ©glĂ©s, quand nos enfants se comporteront mieux, quand nous obtiendrons enfin l’emploi idĂ©al ou ce diplĂŽme qui nous permettra d’y accĂ©der, quand nous aurons plus d’argent et moins de soucis
 » Et puis on jour, nous rĂ©alisons que finalement, nous ne sommes pas encore heureux, mĂȘme si nous avons eu tout ce que nous dĂ©sirons. C’est que le bonheur ne s’achĂšte pas et ne dĂ©pend pas des autres. Il ne dĂ©pend que de NOUS. Ce n’est donc pas l’environnement qui dĂ©termine notre niveau de bonheur. À preuve, ces enfants qui n’ont rien dans certains pays mais qui semblent si heureux et qui sourient toujours, alors que des gens qui semblent tout avoir, vivent dans de grosses maisons, ont l’emploi rĂȘvĂ© mais semblent si malheureux. Le bonheur n’est pas une destination, c’est une disposition d’esprit. Voici 10 critĂšres de base essentiels pour vivre heureux. LE VOULOIR! Étonnamment, bien que nous disions presque tous souhaiter ĂȘtre heureux, certains font rarement des gestes concrets pour l’ĂȘtre. Nous reconnaissons-nous le droit au bonheur? Croyons-nous le mĂ©riter? Voulons-nous vraiment ĂȘtre heureux, car cela changera notre vie Ă  jamais? S’éloigner du nĂ©gatif et s’entourer de positif Tant que nous conservons dans notre environnement immĂ©diat des personnes nĂ©gatives ou toxiques, que nous Ă©coutons les drames Ă  la tĂ©lĂ©, il nous sera difficile d’ĂȘtre heureux. Le nĂ©gatif attire le nĂ©gatif alors que le positif attire le positif. Choisissons donc avec soin ceux qui nous entourent et ce que nous laissons entrer dans nos pensĂ©es. S’aimer Il n’existe pas de gens heureux qui ne s’aiment pas, qui n’ont pas une certaine estime de soi. C’est en apprenant Ă  nous aimer que nous nous accordons le droit d’ĂȘtre heureux. Pardonner On ne peut pas cultiver du nĂ©gatif d’une main, en gardant rancune envers quelqu’un, et rĂ©colter du positif dans l’autre main. Pardonner aux autres, se pardonner Ă  soi font partie des bases d’une vie heureuse. Avoir de la gratitude Savoir reconnaĂźtre, apprĂ©cier et remercier pour tout ce que nous vivons, ce que nous avons, nous remplit de gratitude. La gratitude attire l’abondance, que nous y croyons ou pas. Plus nous voyons le beau et le bon dans nos vies, plus il y en aura. Vivre dans le moment prĂ©sent Le bonheur ne se conjugue jamais au passĂ©, ni au futur. Notre seule opportunitĂ© de bonheur est ici maintenant, dans le moment prĂ©sent. En vivant consciemment chacun de nos moments prĂ©sents, nous apprĂ©cions davantage les petites joies que la Vie met sur notre chemin Sortir de notre zone de confort Oser essayer de nouvelles choses, rompre avec une routine limitative, donner de l’expansion Ă  nos pensĂ©es et Ă  nos limites agrandit considĂ©rablement notre zone de bonheur. En surmontant nos peurs pour sortir de notre confort, nous apprenons Ă  nous connaĂźtre davantage et Ă  vivre plus intensĂ©ment. Écouter sa petite voix intĂ©rieure Elle nous parle toujours cette petite voix. C’est quand nous ne l’écoutons pas que nous nous Ă©loignons le plus de ce que nous sommes vraiment. En l’écoutant, nous nous rapprochons de notre enfant intĂ©rieur, de l’appel de notre Ăąme Ă  rĂ©vĂ©ler notre vraie nature, pour ĂȘtre plus pleinement nous-mĂȘmes. Être ouvert Ă  la Vie Les Ă©preuves, les problĂšmes, les trahisons, les chagrins et les deuils font tous partie de la Vie. Lorsque nous

depend il de nous d ĂȘtre heureux